Les grandes communautés culturelles qui font vibrer Londres

Margaret (première à gauche) entourée de collègues venus d’autres pays, juste avant de découvrir l’univers Tesco version britannique.

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À quoi ressemble vraiment un Tesco au Royaume-Uni ? Que trouve-t-on dans ses rayons et comment s’articule son fonctionnement au quotidien ? Quatre collègues européens ont eu le privilège de se rendre à Londres et Oxford, le temps d’un séjour d’étude de trois jours, du 25 au 27 juillet. Parmi des dizaines de candidats inscrits au concours organisé sur mojetesco.cz, un participant venu de Slovaquie, de Pologne, de Hongrie et de République tchèque a été sélectionné. Pour la République tchèque, c’est Markéta Novotná, directrice du Tesco Čelákovice, qui a embarqué pour Londres. Nous avions partagé dans notre trimestriel Our Tesco ses premières impressions, mais voici enfin l’intégralité de son entretien, disponible ici en ligne.

Margaret, qu’as-tu ressenti en découvrant Londres ?

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Londres, c’est une mosaïque de cultures. Ici, toutes les origines, toutes les croyances se côtoient. Ce qui frappe d’emblée, c’est le mélange entre l’architecture contemporaine et les bâtiments chargés d’histoire. La ville dégage une énergie telle que j’ai déjà promis à ma fille de l’y emmener l’an prochain.

C’était ta première fois à Londres. Qu’est-ce qui t’a marquée ?

Je n’avais jamais posé les pieds à Londres auparavant. Ce sont les bus rouges à deux étages et les balades en bateau sur la Tamise, commentées par des guides, qui m’ont particulièrement plu.

Visiter Tesco à l’étranger, quelles différences as-tu notées ?

Outre Margaret, la délégation comptait aussi des collègues polonais, slovaques et hongrois venus explorer Tesco London.

L’expérience est saisissante : partout, l’organisation reste similaire, mais l’esprit diffère. Les employés affichent un sourire permanent, la politesse est de mise, et travailler chez Tesco semble être une vraie source de fierté. Les uniformes impeccables et les accessoires, chapeaux, tabliers sur les comptoirs, donnent immédiatement le ton.

Quel moment t’a le plus marquée lors du voyage ?

L’une des rencontres les plus fortes fut celle d’Icolyn Smith, fondatrice de l’Oxford Community Soup Kitchen, une association qui vient en aide aux personnes vulnérables. Pour elle, la faim rend toute situation de crise insurmontable : chaque mercredi et samedi, elle cuisine avec des bénévoles et distribue un repas chaud à ceux qui n’ont rien. Elle écoute, oriente sans jamais juger, transmet des contacts utiles. Chez Tesco, nous avons aussi échangé avec Michell Smith, qui nous a présenté la collaboration entre Tesco et ces associations : dons alimentaires, engagement bénévole, soutien logistique… Le modèle britannique de solidarité prend ici tout son sens.

Margaret a été particulièrement marquée par son échange avec Icolyn Smith (à gauche sur la photo).

Quel souvenir garderas-tu de ce séjour ?

Ce qui m’a frappée, c’est le respect entre inconnus. Si quelqu’un vous bouscule dans la rue, il s’excuse sans hésiter. Dans les transports, on vous cède la place ou, au moins, on vous le propose. Même dans la circulation ou les aéroports, cette courtoisie reste la règle, ce qui tranche clairement avec l’Europe centrale. Les Londoniens sont bavards et abordables : il est facile d’échanger, même sans parler anglais couramment.

As-tu goûté à des spécialités britanniques ? Un plat t’a-t-il surprise ?

J’ai tenté plusieurs plats typiques, dont le fameux Fish & Chips, une expérience que je ne renouvellerai pas ! Mais j’ai été conquise par une pomme de terre garnie de poulet au curry, raisins secs et abricots : le « Coronation Chicken Jacket Potato », un mélange inattendu et savoureux.

Quelles différences as-tu observées entre les produits britanniques et tchèques ?

Ce qui saute aux yeux, c’est l’omniprésence des emballages : tout est conditionné par portions, que ce soit fruits, légumes ou pâtisseries. Les plats préparés occupent une place considérable. La provenance locale est clairement mise en avant. Petite curiosité : les agrumes sont conservés au frais, tandis que champignons et légumes tranchés restent à température ambiante. Côté gamme Tesco, les prix du bio et du sans gluten sont nettement plus abordables, et l’offre internationale (indienne, arabe, polonaise) est vaste, avec des marques comme Cadbury. Les rayons textiles proposent une belle sélection d’uniformes scolaires. Les stands de poissons, de délices ou de viandes sont déjà prêts à servir, joliment présentés avec des assortiments complémentaires.

As-tu constaté des différences dans la manière dont les magasins sont gérés au Royaume-Uni par rapport à la République tchèque ?

Globalement, le fonctionnement opérationnel se ressemble : gestion des stocks, approvisionnement, tri des déchets, utilisation de systèmes comme Storeline… Seule la commande de produits frais nécessite un ajustement manuel. Certaines différences règlementaires existent : par exemple, la viande peut être congelée à la date limite de consommation, puis donnée à des associations dans les 28 jours. Les modalités de séparation des différents types de viandes varient aussi.

En visitant plusieurs boutiques britanniques, qu’as-tu remarqué sur les habitudes de consommation locales ?

Le temps manque à tout le monde, alors les Britanniques privilégient les plats cuisinés et les produits pratiques. Beaucoup ne savent pas cuisiner ou ne savent pas comment utiliser des aliments frais, nous a confié une employée de la banque alimentaire partenaire de Tesco. L’apprentissage de la cuisine se fait parfois à l’école ou dans des centres communautaires.

Le programme « Vous décidez, nous aidons » fonctionne-t-il différemment au Royaume-Uni ?

En Grande-Bretagne, le projet s’étale sur un an, découpé en cycles de deux mois. Les clients votent en magasin pour choisir les projets à soutenir, le vote restant accessible en continu sur le point de vente. Une région correspond à une ville ; chaque hypermarché bénéficie d’un budget qui varie selon sa taille : 4 000, 2 000 ou 1 000 livres.

Qu’est-ce qui t’a le plus étonnée dans les magasins britanniques ?

Le don alimentaire fonctionne différemment : dès l’entrée, un panier est disposé pour recueillir les produits achetés par les clients à l’occasion de promotions. Chaque supermarché collabore avec la banque alimentaire locale ou une association. Autre spécificité : des tirelires dédiées à la lutte contre le cancer ou le diabète sont présentes à chaque caisse. Les enfants peuvent attraper gratuitement un fruit sur un présentoir prévu à cet effet. De plus, des étagères proposent des recettes de collaborateurs ou de clients, et des vitrines réfrigérées regroupent tous les ingrédients nécessaires à leur réalisation.

Que retiens-tu du programme caritatif à Londres ?

La culture de l’engagement associatif britannique est impressionnante. S’impliquer dans la vie de la communauté va de soi, et tout le monde, y compris les salariés, y participe volontiers. Les panneaux d’affichage communautaires ornent les magasins, reflétant cette tradition bien ancrée.

Quels types de projets ont bénéficié du programme « Vous décidez, nous aidons » et comment cela se traduit-il concrètement ?

Les initiatives soutenues couvrent l’environnement, l’enfance, le logement, la création d’emplois, le financement d’aires de jeux ou encore la restauration scolaire. Tesco a déjà versé près de 27 millions de livres à ces divers projets.

Comment les magasins londoniens s’attaquent-ils au gaspillage alimentaire ?

Le dispositif s’appuie sur les banques alimentaires comme Fare Share et les associations locales. En fin de journée, les invendus sont proposés à ces partenaires ; si une organisation ne peut pas accepter la marchandise, Tesco la propose à une autre, afin qu’aucun produit ne soit perdu.

Quelles initiatives t’ont particulièrement convaincue pour limiter le gaspillage ?

Le panier solidaire à l’entrée, le présentoir de fruits gratuits pour les enfants, la possibilité de congeler la viande fraîche ou les pâtisseries invendues pour en faire don plus tard : tout est pensé pour donner une seconde vie à ce qui aurait pu être jeté.

À Londres, la diversité culturelle ne se limite pas à la population : elle se lit aussi dans chaque rayon, sur chaque étagère. Derrière la façade moderne des supermarchés, ce sont des histoires de solidarité, d’innovation et de respect qui se tissent chaque jour. On repart de là avec une certitude : la grande distribution peut, parfois, être le reflet le plus fidèle de la ville qu’elle sert.

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